Samedi 7 février 2009
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Né à Cagliari, en Sardaigne (Italie) le 16 avril 1947, Vittorio E. Pisu manifeste dés son plus jeune âge le désir de devenir architecte mais son père aimerait le voir plus tard à la tête de
son agence d’affaire, et, dés l’âge de 13 ans et demi, il apprendra la gestion des affaires, les contacts avec les administrations et la gestion de la clientèle d’un cabinet d’assurances.
Cette expérience ne l’empêchera pas de continuer une activité graphique qui se matérialise au travers de la production de xylogravure et de dessins inspirés de son environnement.
Cette production dessinée ne s’arrêtera pas tout le long de son existence et lui permettra de s’imposer comme concepteur et comme perspectiviste.
Après avoir soutenu en candidat libre les examens pour intégrer le Lycée artistique, qui prépare à la Faculté d’Architecture, il obtient le Bac (Diplôma di Maturità Artistica) avec la notation de 54 /60 soit 9 sur 10.
Inscrit en 1969 à l’Université de Rome, un voyage de vacances à Paris l’amène à s’y installer et à s’y marier l’année suivante.
D’abord dessinateur puis Chef de projet dés 1970 (à 23 ans), auprès d’agences d’architectes, il étudie et réalise des nombreux projets de logements, hôtels et bureaux, et en 1973 participe au concours “Les Coteaux de Maubuée” à Marne La Vallée, associé aux architectes Y. Lyon et J.P. Rayon dans la première phase phase de la consultation. Il est responsable des comptabilités dimensionnelles entre les architectures des trois équipes engagées lors de la deuxième phase et il sera aussi l’auteur du plan de masse présenté.
Cette proposition (séparation des équipements et des logements), nettement en opposition avec les théories et pratiques “proliférantes” très prisées à l’époque, refusée par le jury du concours sera ensuite imposée à l’équipe lauréate.
Il participera en suite à des concours et réalisations architecturales parmi les plus marquantes des trente dernières années en France, mais aussi en Italie et aux Etats Unis.
Il étudiera plus de 125 projets et en réalisera 51, il sera primé 19 fois lors de sa participation à 44 concours et consultations d’urbanisme et d’architecture.
En 1976, avec F. Fanuele, il est lauréat du C.O.R.D.A. avec le programme de recherche « La ville coloniale française, laboratoire de l’expérimentation urbaine ».
En 1977 il obtient une Maîtrise en Urbanisme (Paris VIII Vincennes) avec un travail de recherche sur la genèse des typologies des équipements spécialisées (« La Création de la Typologie des Abattoirs Municipaux au XIXème siècle ») qu’il présente sous la direction de M.me Françoise Choay.
Ses interventions urbanistiques son marquée par une approche qui, à partir d’études et recherches sur document, prends en compte les caractéristiques historiques mais aussi géographiques et sociales des lieux objets d’études.
Ses solutions, qui se sont étoffées en plus de trente années de pratiques professionnelles, souvent publiées dans des revues architecturales pour leur qualité visionnaire, paraissent aujourd’hui classiques, dans l’adhésion générale au thème du projet urbain.
Sa contribution sera évidente dans des projets qui proposent une utilisation du territoire jusque là inédite (à Firenze).
L’introduction du paysage dans ces projets n’est jamais la création d’un décor végétal mais fait partie d’une conception de l’espace qui intègre les composantes architecturales et paysagères mais aussi sociales, dans un ensemble dynamique et harmonieux.
Sa conviction est qu’un urbanisme intelligent est forcément un gage de progrès social, de prospérité et d’intégration d’une population européenne aux cultures variées et en pleine mutation.
Sa vision de l’espace urbain n’est pas celle d’un pastiche nostalgique ni d’un postmodernisme passéiste, mais plutôt celle d’une création contemporaine regardant vers le futur, celle d’un support dynamique et puissant des activités de l’homme, entendu comme acteur et protagoniste de la société et de la culture dans un souci constant de son impact écologique et environnemental.
De 1970 à 1982 il a pu affronter, en tant que chef de projet dans des nombreuses agences d’architectes, non seulement des thèmes variés tel le logement social, les équipements scolaires et culturels, les bureaux, les locaux d’activités, mais aussi la confrontation avec des environnements très variés, tels que les Antilles Françaises, l’Ile de France, l’Italie et l’Est des Etats Unis.
A New York City en 1984, il participera à l’un des rares concours organisés par la Municipal Art Society pour l’aménagement de Times Square.
De retour des Etats-Unis, il présentera un dossier de candidature auprès de la Commission Nationale de la Direction de l’Architecture et de l’Urbanisme, afin d’obtenir la reconnaissance de sa qualité d’architecte (en application de l’art.10.3 de la Loi 1977 sur l’architecture, qui stipule “ Etre reconnu qualifiée par le ministre chargé de la culture sur présentation de références professionnelles après avis d’une commission nationale.”).
L’obtention de son titre, effective en décembre 1984, et publiée au Journal Officiel, lui permettra de s’inscrire en mars 1985 à l’Ordre National des Architectes.
Sa production plus spécifiquement architecturale va se caractériser tout d’abord par une recherche typologique poussée qui l’amene à mettre au point un véritable catalogue comprenant non seulement les logements (collectifs ou individuels) mais aussi plusieurs équipements.
Sa passion et son amour pour le dessin et la représentation graphique, ont eu loisir de s’exprimer dans la conception et la présentation ultations et la comparaison de ses croquis avec les réalisations démontre sa capacité à conserver les objectifs initiaux tout en veillant au respect des exigences des programmes et des budgets.
Un autre thème de prédilection, traité avec beaucoup de talent, c’est celui de l’espace intérieur de ses projets et les rapports entre intérieur et extérieur, ce qui l’amènera à soigner particulièrement les espaces de transitions et les façades de ces nombreuses réalisations.
Dans certaines consultations restreintes particulièrement prestigieuses, son habilité lui a permis de faire accepter par les commanditaires des propositions audacieuses dans la recomposition des éléments immémoriaux de l’architecture, organisés selon des échelles multiples avec une sensibilité contemporaine.
On peut citer le projet pour la réalisation des Laboratoires de Recherche pour Gaz de France à Saint Denis, projet dans lequel sa proposition d’un hall surdimensionné à l’intersection des bureaux remportera l’adhésion du commanditaire, ou la projet pour la réalisation de l’INFOMART à Paris La Défense, crée en 1985 à la demande des architectes J.P. Viguier et J.F. Jodry, qui l’appellent après cinq propositions infructueuses, et qui, rompant avec l’alignement de l’axe est-ouest, crée une nouvelle centralité, s’inspirant du cénotaphe de Newton par l’architecte L. E. Boullée, et propose la création d’une voûte de 60 mètres de diamètre couvrant le hall d’expositions au centre d’un carrée de 130 mètres de coté.
Les solutions technologiques imaginées pour cette réalisation sont inédites, telles l’utilisation d’un textile pour recouvrir la voûte, ou la création d’une façade constituée d’éléments lumineux autonomes capables d’afficher des images et des textes fixes ou défilants géré par ordinateur.
Il faudra attendre 2003 et la première Nuit Blanche parisienne pour admirer sur les façades de la Grande Bibliothèque une utilisation similaire des éclairages et de l’ordinateur.
Adepte d’une raréfaction des effets architecturaux, plutôt que d’une accumulation de citations disparates, il est tout aussi à l’aise dans la conception d’un bâtiment ex nihilo que dans celle de la rénovation des bâtiments anciens.
Ses origines italiennes lui ont permis de ne pas hiérarchiser la conception architecturale et de s’attaquer avec le même enthousiasme à des créations contemporaine dans des villes nouvelles, et à la rénovation et restructuration de bâtiments existants dans le tissu urbain ou périurbain.
Ses interventions dans des projets qui recyclent les vestiges d’un passé industriel ou classique, lui ont permis de proposer des solutions qui ont parut au premier abord audacieuses mais qui avec le temps ce sont révélées être les prototypes fondateurs d’un nouveau classicisme contemporain.
Respectueux des désirs de ses commanditaires et de leurs objectifs budgétaires, il s’est toujours efforcé de produire une architecture qui trouve sa richesse plus dans la précision de son dessin que dans la débauche de matériaux coûteux.
Invité à l’occasion de la consultation organisée par la Biennale de Venise en 1985 pour l’aménagement de 10 zones urbaines, dont trois à Venise même, il créera le projet d’un “Palais Imaginaire” et d’un Pont, réplique du Brooklin Bridge Newyorkais, en remplacement du Pont de l’Accademia.
Dans ce projet il assemblera les solutions architecturales qu’il a pu expérimenter
en obtenant un puzzle significatif de sa production. Ce n’est pas un hasard si par la suite ce “Palazzo A Venezia ”, sera la matrice de nombreuses productions graphiques et plastiques.
Avec Colombe Stevens il a réalisé depuis des nombreux aménagements d’hôtels particuliers, de résidences, de bureaux, et de boutiques pour une clientèle privée.
Cette collaboration fructueuse lui a permis de perfectionner sa sensibilité au contact de celle d’une architecte d’intérieur de renommée internationale.
Cette alchimie produira des réalisations dont la Boutique-Librairie du Musée Carnavalet, avec le décorateur Oddes, est sûrement la plus significative.
Le subtil mélange d’éléments du musée avec des colonnes chinées chez un brocanteur et des passerelles métalliques crées pour l’occasion, inspirées de Jules Vernes et de Piranèse, recrée une atmosphère que la plus part des visiteurs croientd’origine.
Mais son activité de designer a démarré dés les années 1970 avec la création du groupement économique “Base V”, qui participera à des nombreuses consultations pour la création de revêtement de sols et murs pour des fabricants de céramiques, à des études de campagnes d’affichage et de “corporate image” allant du papier en tête aux uniformes pour des entreprises.
A son retour de New York il crée une collection de meubles (bibliothèques, tables hautes et basses) inspirés des plans des villes européennes et américaines.
Parallèlement il réalise un Service à Thé, un Coffre à Bijoux, une Maison de Poupées, ainsi qu’un Service de Tasse à Thé et à Café, et un service d’Assiettes en partant des plans du projet « Palazzo A Venezia » présenté à la Biennale de Venise de 1985, et exposé à l’Hôtel Concorde Lafayette à Paris, en juillet de la même année.
Pendant la réalisation de l’aménagement d’hôtels particuliers, bureaux et boutiques, il dessine des meubles pour répondre à une demande très spécifique.
Il utilise principalement le bois, le verre et le métal (acier, laiton, aluminium) après avoir sélectionné les artisans à même de reproduire le plus fidèlement ces inspirations.
Très attentif à l’éclosion de nouvelles technologies il préconise des illustrations murales visuelles et sonores grâce à l’intégration de solutions de plus en plus sophistiqués et miniaturisés.
En 1983 à New York il a organisé des expositions de peinture en y invitant des peintres français de ses amis et à son retour à Paris, à leur demande, il organisera des manifestations culturelles diverses.
Son travail d’édition, commencé en 1973 avec la création d’un mensuel de poésie, s’est développé à son retour de New York, parallèlement à ses autres activités, en utilisant les nouvelles techniques informatiques, d’abord avec la création de nombreux mensuels ou bimensuels puis avec l’édition d’un ouvrage de 100 pages pour le Ministère de l’Equipement, du Logement et des Transports.
Dans le prolongement des d’expositions de peinture, sculpture et photographie, il organise “Le Club du Goût” d’abord sous forme de réunions gastronomiques et festives, puis en créant l’association “Les Journées d’Epicure” pour en gérer les aspects pratiques.
Il créera ainsi des nombreuses associations, pour pouvoir disposer d’outils spécifiques pour la réalisation de ces nombreux projets, dont “L’Expérience du Futur” crée en 1990, qui éditera la plus part des revues et magazines dont il sera le fondateur et le directeur de publication, et produira par la suite les 395 émissions de télévision diffusées sur le site de Canal Web .
L’association SARDONIA, crée en 1993 en France et en Italie présidera tout d’abord à l’édition de deux magazines et par la suite à la création des 28 titres de l’émission de télévision homonyme diffusée en italien sur le site de Canal Web.
Rompu à la création graphique et à la typographie depuis les années ‘70, il connaît tout le processus de fabrication de la presse écrite et avant d’utiliser les nouvelles techniques digitales il a pratiqué les maquettes en papier, collées sur des cartons avec les hirondelles dessinées à la main.
La création de l’alphabet de “Palazzi A Venezia” en extrapolant les plans du Palais avec la méthode de dessin des lettres élaborée par A. Dürer, sera le pendant manuel de la création graphique désormais informatisée qui procède à la publication de ses livres, revues et magazines.
L’utilisation de l’outil informatique, qu’il côtoie dés la création en 1984 des premiers PC et MC, le conduira tout naturellement vers la numérisation totale et, via les sites Web et les CD-Rom qu’il produira dans le cadre de la Division Multimédia UNISVERS qu’il a crée dans la société P.R.V. S.A. de Patrice Roger, à l’utilisation de tous les éléments médiatiques (textes, musiques, images, sons, photos et vidéos) pour aboutir à la production des émissions de télévision en partenariat avec Canal Web. Cette aventure de la production se continue aujourd’hui avec Image Locale Multimédia qui diffuse ses émissions fétiches sur le satellite Hot Bird 2 et le canal 51 de la Free Box, en attendant l’éventuelle production du long métrage qui lui tien à cœur « Francesca Rosso ».
Stéphanie Delaroche Vernet
Cette expérience ne l’empêchera pas de continuer une activité graphique qui se matérialise au travers de la production de xylogravure et de dessins inspirés de son environnement.
Cette production dessinée ne s’arrêtera pas tout le long de son existence et lui permettra de s’imposer comme concepteur et comme perspectiviste.
Après avoir soutenu en candidat libre les examens pour intégrer le Lycée artistique, qui prépare à la Faculté d’Architecture, il obtient le Bac (Diplôma di Maturità Artistica) avec la notation de 54 /60 soit 9 sur 10.
Inscrit en 1969 à l’Université de Rome, un voyage de vacances à Paris l’amène à s’y installer et à s’y marier l’année suivante.
D’abord dessinateur puis Chef de projet dés 1970 (à 23 ans), auprès d’agences d’architectes, il étudie et réalise des nombreux projets de logements, hôtels et bureaux, et en 1973 participe au concours “Les Coteaux de Maubuée” à Marne La Vallée, associé aux architectes Y. Lyon et J.P. Rayon dans la première phase phase de la consultation. Il est responsable des comptabilités dimensionnelles entre les architectures des trois équipes engagées lors de la deuxième phase et il sera aussi l’auteur du plan de masse présenté.
Cette proposition (séparation des équipements et des logements), nettement en opposition avec les théories et pratiques “proliférantes” très prisées à l’époque, refusée par le jury du concours sera ensuite imposée à l’équipe lauréate.
Il participera en suite à des concours et réalisations architecturales parmi les plus marquantes des trente dernières années en France, mais aussi en Italie et aux Etats Unis.
Il étudiera plus de 125 projets et en réalisera 51, il sera primé 19 fois lors de sa participation à 44 concours et consultations d’urbanisme et d’architecture.
En 1976, avec F. Fanuele, il est lauréat du C.O.R.D.A. avec le programme de recherche « La ville coloniale française, laboratoire de l’expérimentation urbaine ».
En 1977 il obtient une Maîtrise en Urbanisme (Paris VIII Vincennes) avec un travail de recherche sur la genèse des typologies des équipements spécialisées (« La Création de la Typologie des Abattoirs Municipaux au XIXème siècle ») qu’il présente sous la direction de M.me Françoise Choay.
Ses interventions urbanistiques son marquée par une approche qui, à partir d’études et recherches sur document, prends en compte les caractéristiques historiques mais aussi géographiques et sociales des lieux objets d’études.
Ses solutions, qui se sont étoffées en plus de trente années de pratiques professionnelles, souvent publiées dans des revues architecturales pour leur qualité visionnaire, paraissent aujourd’hui classiques, dans l’adhésion générale au thème du projet urbain.
Sa contribution sera évidente dans des projets qui proposent une utilisation du territoire jusque là inédite (à Firenze).
L’introduction du paysage dans ces projets n’est jamais la création d’un décor végétal mais fait partie d’une conception de l’espace qui intègre les composantes architecturales et paysagères mais aussi sociales, dans un ensemble dynamique et harmonieux.
Sa conviction est qu’un urbanisme intelligent est forcément un gage de progrès social, de prospérité et d’intégration d’une population européenne aux cultures variées et en pleine mutation.
Sa vision de l’espace urbain n’est pas celle d’un pastiche nostalgique ni d’un postmodernisme passéiste, mais plutôt celle d’une création contemporaine regardant vers le futur, celle d’un support dynamique et puissant des activités de l’homme, entendu comme acteur et protagoniste de la société et de la culture dans un souci constant de son impact écologique et environnemental.
De 1970 à 1982 il a pu affronter, en tant que chef de projet dans des nombreuses agences d’architectes, non seulement des thèmes variés tel le logement social, les équipements scolaires et culturels, les bureaux, les locaux d’activités, mais aussi la confrontation avec des environnements très variés, tels que les Antilles Françaises, l’Ile de France, l’Italie et l’Est des Etats Unis.
A New York City en 1984, il participera à l’un des rares concours organisés par la Municipal Art Society pour l’aménagement de Times Square.
De retour des Etats-Unis, il présentera un dossier de candidature auprès de la Commission Nationale de la Direction de l’Architecture et de l’Urbanisme, afin d’obtenir la reconnaissance de sa qualité d’architecte (en application de l’art.10.3 de la Loi 1977 sur l’architecture, qui stipule “ Etre reconnu qualifiée par le ministre chargé de la culture sur présentation de références professionnelles après avis d’une commission nationale.”).
L’obtention de son titre, effective en décembre 1984, et publiée au Journal Officiel, lui permettra de s’inscrire en mars 1985 à l’Ordre National des Architectes.
Sa production plus spécifiquement architecturale va se caractériser tout d’abord par une recherche typologique poussée qui l’amene à mettre au point un véritable catalogue comprenant non seulement les logements (collectifs ou individuels) mais aussi plusieurs équipements.
Sa passion et son amour pour le dessin et la représentation graphique, ont eu loisir de s’exprimer dans la conception et la présentation ultations et la comparaison de ses croquis avec les réalisations démontre sa capacité à conserver les objectifs initiaux tout en veillant au respect des exigences des programmes et des budgets.
Un autre thème de prédilection, traité avec beaucoup de talent, c’est celui de l’espace intérieur de ses projets et les rapports entre intérieur et extérieur, ce qui l’amènera à soigner particulièrement les espaces de transitions et les façades de ces nombreuses réalisations.
Dans certaines consultations restreintes particulièrement prestigieuses, son habilité lui a permis de faire accepter par les commanditaires des propositions audacieuses dans la recomposition des éléments immémoriaux de l’architecture, organisés selon des échelles multiples avec une sensibilité contemporaine.
On peut citer le projet pour la réalisation des Laboratoires de Recherche pour Gaz de France à Saint Denis, projet dans lequel sa proposition d’un hall surdimensionné à l’intersection des bureaux remportera l’adhésion du commanditaire, ou la projet pour la réalisation de l’INFOMART à Paris La Défense, crée en 1985 à la demande des architectes J.P. Viguier et J.F. Jodry, qui l’appellent après cinq propositions infructueuses, et qui, rompant avec l’alignement de l’axe est-ouest, crée une nouvelle centralité, s’inspirant du cénotaphe de Newton par l’architecte L. E. Boullée, et propose la création d’une voûte de 60 mètres de diamètre couvrant le hall d’expositions au centre d’un carrée de 130 mètres de coté.
Les solutions technologiques imaginées pour cette réalisation sont inédites, telles l’utilisation d’un textile pour recouvrir la voûte, ou la création d’une façade constituée d’éléments lumineux autonomes capables d’afficher des images et des textes fixes ou défilants géré par ordinateur.
Il faudra attendre 2003 et la première Nuit Blanche parisienne pour admirer sur les façades de la Grande Bibliothèque une utilisation similaire des éclairages et de l’ordinateur.
Adepte d’une raréfaction des effets architecturaux, plutôt que d’une accumulation de citations disparates, il est tout aussi à l’aise dans la conception d’un bâtiment ex nihilo que dans celle de la rénovation des bâtiments anciens.
Ses origines italiennes lui ont permis de ne pas hiérarchiser la conception architecturale et de s’attaquer avec le même enthousiasme à des créations contemporaine dans des villes nouvelles, et à la rénovation et restructuration de bâtiments existants dans le tissu urbain ou périurbain.
Ses interventions dans des projets qui recyclent les vestiges d’un passé industriel ou classique, lui ont permis de proposer des solutions qui ont parut au premier abord audacieuses mais qui avec le temps ce sont révélées être les prototypes fondateurs d’un nouveau classicisme contemporain.
Respectueux des désirs de ses commanditaires et de leurs objectifs budgétaires, il s’est toujours efforcé de produire une architecture qui trouve sa richesse plus dans la précision de son dessin que dans la débauche de matériaux coûteux.
Invité à l’occasion de la consultation organisée par la Biennale de Venise en 1985 pour l’aménagement de 10 zones urbaines, dont trois à Venise même, il créera le projet d’un “Palais Imaginaire” et d’un Pont, réplique du Brooklin Bridge Newyorkais, en remplacement du Pont de l’Accademia.
Dans ce projet il assemblera les solutions architecturales qu’il a pu expérimenter
en obtenant un puzzle significatif de sa production. Ce n’est pas un hasard si par la suite ce “Palazzo A Venezia ”, sera la matrice de nombreuses productions graphiques et plastiques.
Avec Colombe Stevens il a réalisé depuis des nombreux aménagements d’hôtels particuliers, de résidences, de bureaux, et de boutiques pour une clientèle privée.
Cette collaboration fructueuse lui a permis de perfectionner sa sensibilité au contact de celle d’une architecte d’intérieur de renommée internationale.
Cette alchimie produira des réalisations dont la Boutique-Librairie du Musée Carnavalet, avec le décorateur Oddes, est sûrement la plus significative.
Le subtil mélange d’éléments du musée avec des colonnes chinées chez un brocanteur et des passerelles métalliques crées pour l’occasion, inspirées de Jules Vernes et de Piranèse, recrée une atmosphère que la plus part des visiteurs croientd’origine.
Mais son activité de designer a démarré dés les années 1970 avec la création du groupement économique “Base V”, qui participera à des nombreuses consultations pour la création de revêtement de sols et murs pour des fabricants de céramiques, à des études de campagnes d’affichage et de “corporate image” allant du papier en tête aux uniformes pour des entreprises.
A son retour de New York il crée une collection de meubles (bibliothèques, tables hautes et basses) inspirés des plans des villes européennes et américaines.
Parallèlement il réalise un Service à Thé, un Coffre à Bijoux, une Maison de Poupées, ainsi qu’un Service de Tasse à Thé et à Café, et un service d’Assiettes en partant des plans du projet « Palazzo A Venezia » présenté à la Biennale de Venise de 1985, et exposé à l’Hôtel Concorde Lafayette à Paris, en juillet de la même année.
Pendant la réalisation de l’aménagement d’hôtels particuliers, bureaux et boutiques, il dessine des meubles pour répondre à une demande très spécifique.
Il utilise principalement le bois, le verre et le métal (acier, laiton, aluminium) après avoir sélectionné les artisans à même de reproduire le plus fidèlement ces inspirations.
Très attentif à l’éclosion de nouvelles technologies il préconise des illustrations murales visuelles et sonores grâce à l’intégration de solutions de plus en plus sophistiqués et miniaturisés.
En 1983 à New York il a organisé des expositions de peinture en y invitant des peintres français de ses amis et à son retour à Paris, à leur demande, il organisera des manifestations culturelles diverses.
Son travail d’édition, commencé en 1973 avec la création d’un mensuel de poésie, s’est développé à son retour de New York, parallèlement à ses autres activités, en utilisant les nouvelles techniques informatiques, d’abord avec la création de nombreux mensuels ou bimensuels puis avec l’édition d’un ouvrage de 100 pages pour le Ministère de l’Equipement, du Logement et des Transports.
Dans le prolongement des d’expositions de peinture, sculpture et photographie, il organise “Le Club du Goût” d’abord sous forme de réunions gastronomiques et festives, puis en créant l’association “Les Journées d’Epicure” pour en gérer les aspects pratiques.
Il créera ainsi des nombreuses associations, pour pouvoir disposer d’outils spécifiques pour la réalisation de ces nombreux projets, dont “L’Expérience du Futur” crée en 1990, qui éditera la plus part des revues et magazines dont il sera le fondateur et le directeur de publication, et produira par la suite les 395 émissions de télévision diffusées sur le site de Canal Web .
L’association SARDONIA, crée en 1993 en France et en Italie présidera tout d’abord à l’édition de deux magazines et par la suite à la création des 28 titres de l’émission de télévision homonyme diffusée en italien sur le site de Canal Web.
Rompu à la création graphique et à la typographie depuis les années ‘70, il connaît tout le processus de fabrication de la presse écrite et avant d’utiliser les nouvelles techniques digitales il a pratiqué les maquettes en papier, collées sur des cartons avec les hirondelles dessinées à la main.
La création de l’alphabet de “Palazzi A Venezia” en extrapolant les plans du Palais avec la méthode de dessin des lettres élaborée par A. Dürer, sera le pendant manuel de la création graphique désormais informatisée qui procède à la publication de ses livres, revues et magazines.
L’utilisation de l’outil informatique, qu’il côtoie dés la création en 1984 des premiers PC et MC, le conduira tout naturellement vers la numérisation totale et, via les sites Web et les CD-Rom qu’il produira dans le cadre de la Division Multimédia UNISVERS qu’il a crée dans la société P.R.V. S.A. de Patrice Roger, à l’utilisation de tous les éléments médiatiques (textes, musiques, images, sons, photos et vidéos) pour aboutir à la production des émissions de télévision en partenariat avec Canal Web. Cette aventure de la production se continue aujourd’hui avec Image Locale Multimédia qui diffuse ses émissions fétiches sur le satellite Hot Bird 2 et le canal 51 de la Free Box, en attendant l’éventuelle production du long métrage qui lui tien à cœur « Francesca Rosso ».
Stéphanie Delaroche Vernet
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