Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 17:34
Dans l’histoire parisienne l’aménagement des quartiers centraux n’a jamais été un exercice facile, et il était manifeste, en parcourant l’exposition organisée à la destination du grand public, que les oppositions et conflits qui avaient émaillés l’histoire de la constitution du centre de Paris depuis presque un millénaire, n’allaient pas disparaître comme par enchantement.
L’actuelle équipe municipale a pu très vite mésurer le conservatisme, le refus du changement, et la frilosité de choix manifestés par les parisiens, résidents au centre ou pas, suivi en celà par le mimétisme de beaucoup d’amoureux de Paris, excentrés ou étrangers, qu’il s’agisse de la réalisation de bureaux ou de l’aménagement de quartiers dont celui des Halles.
Il y a plus de trente années, le concours pour la réalisation du Centre George Pompidou, fut la dernière grande consultation publique où le Jury fut souverain.
Depuis et bien que des nombreuses consultations aient utilisé les talents de personnalités, triées sur le volet, pour classér les propositions des équipes d’architectes participant, aucun de ses groupements savants ne eu un quelconque poids dans la décision finale.
Dans le cas présent (l’aménagement du quartier des Halles) la stratégie adoptée se voulait plus subtile, et  le choix d’un marché de définition plutôt qu’un concours d’architecture, paraissait habile.
D’après des nombreux professionnels et de la politique et des médias, l’architecture n’intéresserait personne et là l’exposition/consultation a suscité un engoument que Monsieur Bertrand Delanoë aurait certainement préféré voir se reporter sur la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2012, mais las!
On avait pu avoir un avant goût de la tendance populaire (ici le mot est trompeur, puisque ce populaire là est souvent propriétaire de son appartement) à l’occasion des propositions faites par la municipalité d’élever des tours de bureaux;
DES TOURS !
Le gros mot était lâché!
Encore aujourd’hui un hebdomadaire national consacre un ample service à l’implication des “peoples” dans la vie de quartier, enfin de leur quartier!
L’égoïsme le plus primaire, travesti d’écologisme borné et de populisme nostalgique, s’allie encore une fois à l’esprit mondialement repandu des “not in my back yard”(pas dans mon arrière cour).
Surprise par le succès de l’exposition et par les réactions des visiteurs (plus de 120 000) la Mairie a choisi une option à minima et correpondant au moindre mal politique tout en se laissant les mains libres pour ajuster avec le temps et suivant la conjoncture les éléments du projet.
Dés la veille de la conférence de presse le resultat était déjà connu et largement commenté, histoire peut-être de désamorcer toute polémique éventuelle.
Mais en fait nous avons assisté à l’annonce d’un marché de définition qui s’est revelé infructueux.
On se demande qu’est ce que l’équipe SEURA/MANGIN a gagné!
Par contre l’on comprends bien que les trois autres équipes ont perdus et ont été écartées de la consultation et de toute participation à une quelconque réalisation.
N’empéche que l’on se surprend à rêver d’un choix plus audacieux et cranement assumé qui aurait permis à Paris d’en finir  au moins provisoirement avec un XIXe siècle calamiteux en préparant  d’autres visions plus actuellement contemporaines.         
                                     V.E. PISU




Par Pi-Zou News
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 18:53
Seulement trois années ont été suffisantes pour que Halloween, cette fête si américaine, occupe  (presque) tout le champ commercial en France. D'après certaines estimations, confirmées par les sociétés impliquées, le chiffre d'affaire lié à cette célébration aurait augmenté en trois ans de plus de 50 (cinquante) fois.
Aux Etats Unis il represente d'ailleurs plus de 30 milliards de dollars, ce qui n'est pas si mal pour une fête qui ne dure qu'un seul jour.
L'année dernière une entreprise comme France Telecom n'avait pas hésité à l'utiliser comme support du lancement de son portable OLA pour inonder la France de citrouilles au nom de OLA ween!
Bien sûr pour tous ceux qui seraient allergiques aux prétendus lobbys américains, il est rappelé que cette célébration d'origine toute celtique a eu ses sources et son développement d'abord en Europe, avant d'être reprise et intégrée au floklore locale par les Yankees.
La prédiction de l'avénement de produits, d'activités et de métiers totalement nouveaux et dont moins de 25 % seulement, seraient déjà disponibles aujourd'hui, est de celle qui nous sont le plus souvent prodiguées par les experts de l'OCDE et par tous les médias qui en reportent les conclusions.
Comme toutes les affirmations peremptoires et improuvables que le libéralisme économique essaye de nous faire accepter comme vraies, elle est passablement contredite par la réalité des faits .
Déjà des nombreux sports ont été soumis aux matracage publicitaire et aux réformatage propice aux diffusions télévisuelles entrelardées de spots publicitaires.
Un des plus populaires du moment, le foot-ball, risque de passer à la même moulinette dés qu'il ce sera durablement implanté aux Etats Unis, où pour l'instant fait figure de parent pauvre en comparaison avec d'autres, tels le foot-ball américain, le base-ball, etc..
Or Halloween correspond tout simplement à une manière de découper l'année en périodes d'achalandise qui permettent de multiplier les moments de dépenses et sortir de la simpiternelle dualité Noêl-Fête des Mères.
Du coup, des citrouilles, des fantômes et des squelettes ont envahis pour une bonne semaine les vitrines des magazins et les pages des hebdomadaires, pour la plus grande joie des commerçants qui n'ont pas envie d'attendre le 25 décembre pour écouler leurs stocks, bien que tous ne puissent evidemment pas participer à la fiesta.
Donc Halloween n'étant pas un produit nouveau, ni la manière d'utiliser un élément du floklore à des fins commerciaus une grande nouveauté marketing, j'ai bien peur que cette fringale que les experts (sic) nous annoncent pour un demain toujours repoussé, ne soit encore un de ces soufflés qui servent généralement à nous faire abandonner nos vielles habitudes (genre salaires élevés, protection sociale accrues, vacances abondantes) pour des nouvelles plus flexibles totalement profitables au groupes internationaux qui controlent desormais le commerce, la distribution, la fabrication et la création.
Pourtant tout n'est pas à jeter dans cette manière de massifier les effets d'une célébration ancestrale, en la déclinant "ad nauseam".
Cette adhésion enthousiaste du commerce à une manifestation à la fois ancienne, aux contenus complexes et aux interpretations nombreuses et disparates, démontre  que le fait culturel dans son sens à la fois le plus profond et le plus large possible est certainement destiné à dévénir l'élement sur lequel se fondera à l'avenir le marketing en général et la distribution et la vente en particulier.
Loin  de la création individuelle de nouveaux comportement et de nouvelles attitudes, la recherche de sens trouve dans la culture locale,  nationale ou internationale son terrau le plus fertile.
Ce qui laisse présager la création, si non de produits nouveaux, à tout le moins de nouveaux postes de travail qui n'existent pas encore aujourd'hui et dont on ne pouvait même pas imaginer l'existence hier.
On peut d'ailleurs constater que le frein le plus important au développement  des productions multimédia, est tout simplement la question des droits et sa résolution dans des termes acceptables par tous le monde.
Hors ce terrain propice aux juristes, il existe des très nombreux autres métiers qui pour l'instant ne sont pas encore complétement appréciés dans leurs nécessité, mais qu'ils vont bientôt devenir aussi nombreux, variés et  rémunérés que ceux des anciennes productions industrielles d'acier et de textile.
La collecte, la vérification, la remise à plat et la réinterprétation des aspects culturels susceptibles d'être intégrés dans les démarches marketing, lorsque ce n'est pas carrement dans la conception des produits manufacturés ou des services mêmes, donnera lieux à la création d'un nombre d'emplois dont les caractéristique encore indéfinies devront nécessairement faire appel à un type de formation et d'études englobant une culture générale de type classique avec l'intégration de l'analyse historique, la sociologie, mais aussi des capacités telles que la recherche documentaire.
Le marketing, le commerce, et jusqu'a l'industrie, ne peuvent inventer des traditions, des recurrences, des habitudes sociales, que après un long travail d'impregnation et de façonnage des groupes sociaux.
Or le traditions culturelles et populaires existent et se sont formées dans le temps indépendemment des pressions politiques et sociales en constituant souvent une zone de réfuge, dans laquelle le gros de la population peut (re)trouver un ressourcement et une  legitimisation de ses choix à la fois personnels et sociaux.
La marchandise passe, la traditions reste.
Elle est plus forte que tout les prétendus lobbys et je ne suis pas mécontant de constater que l'utilisation de moment particuliers tels que Halloween, dans lesquels la pluspart des citoyens est capable de se reconnaître sur un plan à la fois ludique et profond, participe finalement d'un plus vaste mouvement inconscient de reconquête de ses propres origines et de ses propres finalités culturelles, sociales et donc forcément politiques.
D'ailleurs le "motto" de Halloween, comme chacun sait est : "Trick or Treat !"
V.E.P.
(publié dans Tam Tam News en octobre 1998)


Par Pi-Zou News
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 18:47
Une des activités le plus spécifiquement parisienne, et dont la France se considère encore le centre créateur,  est sans aucu doute la mode dans le sens de haute coutûre et de prêt-à-porter.
En ce moment se déroulent les défilés des collections qui présentent le prêt-à-porter de l'été 1999 (le dernier été du siècle en quelque sorte).
J'attire l'attention sur ce côté prévisionnelle qui fait vivre les créateurs,  mais aussi les bureaux de style, les industriels du textile,  la presse spécialisée et les distributeur détaillant, toujours dans un décalage de 6 à 9 mois sur le moment présent.
Dans le même moment le spectacle qui nous est fournis par la finance, les différentes bourses éparpillése sur le globe, la presse spécialisée et, bien sûr les professionnel, n'est certainement pas celui d'une capacité à prédire la tendance de l'été 1999.
Bien sûr tout cela n''est pas affirmé d'une manière directe, mais je peut remarquer que les discours emberlificotés qui essaient de nous présenter une baisse importante des valeurs nominales des titres,  comme une opportunité à saisir pour reconstituer nos portefeuilles (enfin pas le mien) en rachetant astucieusement grâce à des prix défiants toute concurrence.
Mais avec quel argent ? Je me demande ! puisque nous avons perdus plus de 70 % de nos avoirs.
Si les créateurs de prêt-à-porter sont capables de croire que leur production est en mesure de susciter l'engouement et donc l'achât, cela signifie aussi que l'été 1999 verra se perpetuer  les habitudes de consommation et que, partant, les sous vont rentrer dans les caisses et que par conséquent on peut être confiant sur  la situation des valeurs financières nationales et inetrantionales liées au textile, à la mode, et à toute cette apparente futilité.
Effectivement il est difficile de croire que les valeurs financières pourraient, à elle seules, susciter l'engouement, le desir, l'investissement d'une clientèle, capable donc de mantenir à tout le moins et de faire progresser au mieux tous les indices boursiers de la planète.
Nous avons pu apprendre lors d'une des dernière séances de la semaine dernière que les "patrons" n'existent plus et que l'organisation d'une entreprise réponds à des régles et des logiquescomplètement financière dans le meilleurs des cas
Sommes nous certains aujourd'hui que cette logique financière, basée sur la recherche d'un profit rapide et le plus grand possible (il parait que même le patronat français ne jure plus que par la réligion du share holder) soit effectivement en mesure de guider les entreprises et donc nous mêmes en tant que futur salariés, contractuels, conseil, free lance, actionnaires ou prestataires de service soustraitants, vers une croissance de nos remunérations, de la qualité de nos vies et de l'intérêt que nous pouvons trouver dans nos activités professionnelles, où au contraire que cette logique parfaitement miope, limitée et insensible au feed-back qu'il reçoit est entrain de nous conduire inexorablement dans le mur, c'est à dire vers de conditions de travail de plus en plus insupportables avec des remunération ridicules pour des tâches de plus en plus désencarnées et sans intérêts tout en nous empéchant par comble de l'ironie d'être les premiers consommateurs et clients de notre propre production.
Ce qui pose tout entier le problème de la compréhension globale des mécanismes qui rélient création, production, distribution, avec capital, financement, investissement, vente.
Il paraît que certaines activités qui brassent des sommes assez impressionantes, ne produisent finalement que des profits réduits à des 1 ou peut-être moins de pour centage.
Il est vrai que le travail ça nous occupe et cela nous évite d'ailleurs d'aller dépenser nos maigres sous dans les bars ou pire encore dans les temples de la consommation, lieux de la tentation qu'il vaut  peut-être mieux éviter.
La journée mondial du refus de la misère et d'autres initiatives récentes comme la remise du Prix Nobel à un economiste qui a su mettre en évidence les mécanismes financiers de l'exclusion, devraient nous permettre de garder à l'esprit une des contradictions fondamentales du système économique qui est censé repondre à nos attente et à nos projets, c'est à dire sa capacité inaltérable à créer sans arrêt de la pauvreté et de l'exclusion.
Les stylistes du prêt-à-porter ne se foutent pas de savoir quel est le monde qui se prépare, puisque  leur production prévisionnelle, dessine  sous nos yeux intrigués ou ébahis, les stylèmes du futur dans une vision peut-être exacerbée mais éclairante.
Cette nécessité prends sa source dans l'urgence, que toute création nourrit chez ces hôtes, telle une maladie, un virus qui les rongerais.
Je crois que nous devons trouver, susciter, alimenter cette urgence dans le projet que nous développons en ce moment afin que ce soit ce besoin créatif de produire du sens qui constituent le moteur et le carburant de nos existences futures.
A la différence des banquiers, des brokers, des courtiers, des spéculateurs financiers et autres gérants de portfeuille,s ou d'unité de production, projetons notre avénir, déssinons l'été 1999, et aussi l'hiver 2000 et les suivants, avec audace, avec générosité, avec splendeur.
Il n'y a que de cette manière à la fois créatrice et responsable que nous pourrons veritablement nous emparer du sens et de la direction de nos existences entendues comme un tout et pas saucissonnées entre profession et loisirs, entre public et privé, entre production et apprentissage, entre far niente et trois huit en nocturne.
L'Europe, ce vieux continent mithique, n'a pas encore donné la mesure de son potentiel qui ne s'est manifesté dans les siècles qu'au travers de la création artistique, artisanale, industrielle, économique et politique grâce à la longévité de ses écoles et au foisonnement de ces complémentarités.
Des Cassandres en paquet de 13 à la douzaine,  essayent de nous faire croire que si nous ne dévenons pas aussi mal payés que des coréens et aussi embrigadés que des chinois, nous courrons à la catastrophe, en effet la leur.
Je souhaite que l'occasion de la monnaire européenne soit le  triomphe de la création généreuse et lungimirante et la ruine de l'économisme  avare et sourd.
Celà vous conviendra-t-il ?
V.E.P.   
(publié en novembre 1998 dans Tam Tam News)






Par Pi-Zou News
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 18:37
Rares sont les entreprises dans lesquelles la lecture d'un quotidien ou d'un magazine, est tolérée pendant les heures de travail, et celà se conçoit aisement.
Neanmoins la compréhension des événements qui participent et concurrent à la prospérité où au déclin de la société dans laquelle nous vivons, me paraît particulièrement nécessaire pour estimer nos chances de prolongement  ou d'acquisition de l'insertion économique et sociale à laquelle l'on aspire, et les lieux dans lequels l'on trouve facilement et quotidiennement ce genre d'informations, ne peuvent être que un ou (encore mieux) plusieurs quotidiens, sans oublier les magazines d'opinion et la presse spécialisée.
Spécialisée dans la branche dans laquelle l'on est investis, tant il est vrai que si l'on exerce dans le commerce du luxe, une revue de potins mondains, sera à la limite certainement plus spécialisées qu'une revue financière.
Il fut un temps où "l'international" était un choix conscient, et l'on pouvait se croire à l'abri des frontières dans un marché dans lequel on ne risquait pas d'être confronté à une offre soumise à des conditions générales de production et de vente différentes de celle que l'on eprouvait soi même.
Cette époque est désormais très loin derrière nous et même sans bouger de notre lieu de production, nous sommes confronté à une concurrence que l'on peut bien qualifier d'internationale puisque c'est bien le monde entier qui est devenus le terrain des confrontantions commerciales entre tous les produits quelqu'ils soient.
Il y a 25 ans, ce que l'on a appelé par la suite le premier choc pétrolier, a profondement bouleversé non seulement certaines "mauvaises" habitudes mais certainement amorcé un processus que nous pouvon admirer aujourd'hui dans ses aspects les plus "globalement" nefastes.
La recherche de rentabilité des capitaux generés par la hausse des prix du pétrole, les fameux pétrodollars, n'a été que le signe avant coureur (tout en générant des moments particulièrement  marquant) des situations créées par les mouvements incontrolés de capitaux vagants à la recherche d'une rentabilité accrue et surtout immédiate.
Les frontières ne comptent pas pour grand chose dans ces cas qui nous intéressent maintenant et qui se déroulent sous nos yeux ébahis de voir comment, en quelques jours lorsque ce n'est pas en quelques heures, les progrès enregistrés par les bourses mondiales et présentés comme le triomphe de l'intelligence financière humaine, peuvent être balayé par un mouvement que l'on doit bien appeller par son nom de panique.
Personnellemnt je ne fais pas dans la spéculation financière, ma seule spéculation consiste dans le fait de croire que mes compétences et mon savoir-faire peuvent encore être utilisées pour une bonne vingtaine d'années.
La consultation systèmatique des médias me montre que souvent mes intuitions se réalisent puisque je vis dans ce monde et j'en comprends les mécanismes.
D'autres que moi, souvent avec beaucoup de moyens, arrivent jusqu'à réaliser ce que j'avait imaginé.
En suivant ce qui est le grand tournat technologique de cette fin de siècle, je spécule donc sur la nécéssité de contenus culturels que la débauche de canaux de communication planétaire a rendu nécessaire et même cruciale puisque la production actuelle ne peut aujourd'hui satisfaire cette demande.
En éspérant ne pas m'être trompé.                   VEP.
(publié dans l'hebdomadaire Tam tam News crée par mes soins en octobre 1998)
Par Pi-Zou News
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 18:30
Trois bâtiments aux noms exotiques (depuis ramenés à des consonances plus respectables), à bord desquels le 12 octobre 1492, Cristoforo Colombo pu entendre le cris fatidique "Terra! Terra!".
Un épisode de l'histoire de l'humanité qui n'a pas terminé de susciter des commentaires.
Cette date a d'ailleurs été instituée comme la charnière entre la fin du Moyen Age (900 ans d'histoire) et la Renaissance.
Mais comme dans toutes les activités humaines (l'art, la litterature, la guerre, l'amour)  peut importe que l'événement que nous prénons comme exemple se soit déroulé à une époque plus ou moins lointaine, ce qui en fait sa valeur c'est bien son développement et les éléments qui ont permis son succès.
Christophe Colomb (en français) n'était pas un mythomane dont la ténacité confinant à la folie aurait eu la chance incroyable d'être couronnée de succès.
Cristophe était en possession de nombreuses informations (des cartes établies par des marins portugais, des nombreuses informations d'ordre astronomique concernant la dimension de la terre, des calculs concernant la distance entre les différentes parties du monde connus, etc.) et pour réaliser son  projet de circumvanigation du globe par l'ouest (réjoindre les Indes par le couchant) avait besoin de capitaux qu'il ne possedait pas et qu'ils ne pouvait être fournis à ce moment là que par des puissants tels que les rois des états constitués.
Bien que les marchands italiens avait déjà créée depuis deux siècles la banque et le billet de change, son origine génoise lui empechait de s'allier à Pise et Florence, et bien sûr à Venise dont il essayait de contrer la domination des échanges commerciaux avec l'Extrème Orient.
En quoi cette histoire de "Porteur du Christ" pourrait nous concerner ?
Tout d'abord, tout comme nous tous, Christophe essayait d'améliorer sa situation en exploitant ses connaissances théoriques et pratiques et sa propre vision d'un futur possible.
Il avait étudié tout ce qui était connus à l'époque, il possedait même des informations plutôt secrétes et son reseaux était assez étendu.
Se pliant tour à tour aux exigences des conditions de réalisation de son projet il n'hésitait pas à se présenter comme portugais ou espagnol selon les circonstances (ce qui brouilla pas mal la compréhension de ses origines et de son histoire).
Il profita aussi de la volonté d'expansion de la reine Isabelle, c'est à dire la Castille nouvellement jointe à l'Aragon, et qui, après avoir chassé les Maures et les Juifs d'Espagne, se retrouvait démunie de ressources matérielles,  technique et culturelles.
Créant donc lui même sa propre nécessité et son poste de travail, Christophe exploita le "gap" espagnol vis à vis de ces adversaires portugais, hollandais et  anglais qui sillonnait dejà les mers connues.
Les fabuleuses plus values que la Republique Venitienne tirait de son commerce avec l'Extrème Orient attisait les convoitises, mais le contrôle des caravanes par voie de terre était trop complexe pour pouvoir être supplanté facilement.
Christophe conclu aussi un contrat avec le Roi et la Reine d'Espagne, certain qu'il était de son succés.
Dans ce contrat il révendiquait le poste de Vice Roi, une partie des bénéfices plus d'autres participation et honorificences ainsi que la possibilité d'enroler sa nombreuse famille  et de lui transmettre titres et charges.
Son objectif était celui de réjoindre le Japon (Cipangui, le pays au toits d'or) décrit par Marco Polo, donc sa vision des choses était limitée par les connaissances qu'il avait et par la vision que l'époque avait des choses, des gens et des divinités.
Tout comme nous qui voulons souvent retrouver notre ancien poste un peu amélioré, ou échafodons quelques aménagements timides à notre situation future, Christophe ne pouvait pas immaginer qu'il découvrait en fait un nouveau monde, c'est à dire que la terre était plus grande qu'il ne l'avait cru et pensé, que ses connaissances, bien qu'au top niveau du moment, n'étaient pas suffisantes pour comprendre ce que cela pouvait signifier comme changement pour l'univers connus (il mis plusieurs années à s'apercevoir qu'il ne s'agissait pas de l'Inde mais d'un nouveau continent, et peut-être même il ne le compris jamais).
Malheureusement ces contrats ne furent jamais honorés et il gacha le reste de sa vie en procès, dans l'espoir de récupérer la réconnaissance morale et matérielle qui pensait lui être dûe.
Jusqu'à ses enfants qui continuérent ce travail dispendieux et harassant.
En l'absence d'une jurisdiction supérieure, l'Espagne et ses représentants tout Roi et Reine qu'ils furent, eurent tout loisirs d'ensabler dans des interminables procédures gérées par les Tribunaux espagnols, toutes les requêtes d'exécution des contrats conclus qu'il pu produire par la suite.
Faison donc nous aussi un peu attention lorsque notre enthousiasme risque de nous entrainer plus loin que nous l'eussion souhaité.
Par chance pour nous des nombreuses jurisdictions, des législations plus complètes, des cours supranationaux,  etc., pourraient nous faire croire que de tel procédés fort cavaliers ne pourraient pas se reproduir.
Le commerce éléctronique, la globalisation des échanges, les nouvelles technologies de communication,  ne doivent pas nous faire oublier que l'importance des enjeux économiques et  la multiplication de gains rapides et en apparence faciles, aménent souvent à tout oubli de déontologie et contractualité pour ne retenir que puissance et réseaux de complicités.
Je nous souhaite en tout cas de pouvoir, nous aussi, réussir aussi brillement que notre ami Colomb qui mouru aigri et plutôt ruiné, mais dont le nom restera à jamais gravé dans l'histoire de l'humanité.
Découvrons nous aussi un nouveau monde, le nôtre, qui nous permettra d'attendre de rentrer dans l'étérnité en goutant aux délices de la notoriété, du succès et de l'aisance économique pendant les quelques cinquantaines d'années qu'il nous restent encore à vivre (si on ne force pas trop sur l'alcool, les petites pépés et les clopes).        
V.E.P.
(publié le 12 octobre 1998 sur Tam Tam News hebdomadaire crée par mes soins)


 
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  • architecte, éditeur, producteur d'émission de télévision et de documentaires, cuisinier amateur, danseur de rock'n roll et amateur d'opéra, né en Sardaigne et vivant à paris depuis quarante années pense avoir toujours quelques choses à dire!

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